Alimentation: qui sont les locavores?
Le 23/03/09 par Pauline
Après les omnivores, voici les locavores. Ce nouveau groupe didéalistes rassemble des consommateurs autour de lidée simple qui est de se nourrir localement de manière exclusive.
Les locavores, ce sont donc ces personnes qui respectent une discipline alimentaire à la fois nouvelle et complexe: s’alimenter de produits dont l’origine géographique est située à moins de 160 km de leur assiette….
Il est vrai que la hausse du prix des denrées alimentaires, la fluctuation des cours du brut, lenvie de polluer moins et de préserver l’environnement jouent en faveur du manger local!
Finies les tomates toute l’année, le coup de fourchette s’adapte désormais aux 4 saisons! D’ailleurs certains pratiquent la cueillette sur les lieux de production.

Cette communauté est née en 2006, à San Francisco. Aujourdhui, la branche new-yorkaise compte environ 500 membres actifs. (…) Plus besoin de manger des produits qui viennent du bout du monde, le secret est de préférer les produits de saison et de ne pas succomber à la tentation des fraises d’Espagne et autres végétaux « long courrier » ou serres surchauffées.
Les débats se succèdent sur le sujet et la presse s’en est d’ailleurs emparé. Le terme de « locavore » a même fait son entrée dans la version 2008 du New Oxford American Dictionary.
Il est vrai que consommer localement permet de limiter significativement son impact environnemental. Produire localement les fruits et légumes en respectant si possible les principes de l’agriculture biologique, nécessite nettement moins d’énergie.

En France, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, dites AMAP, qui relient une ferme à un groupe de consommateurs soucieux dagir autrement.
La vente des produits s’effectue directement du producteur au consommateur, souvent en souscription, permettant ainsi d’assurer la pérennité de lexploitation. Il arrive même que lagriculteur et les consommateurs se concertent pour sélectionner les espèces à planter!
« En France, on n’a pas le même rapport aux distances, aux transports, et, globalement, on mange mieux. La notion de terroir est encore très présente. On a des labels, des garanties d’origine, la traçabilité des aliments est meilleure » a déclaré Alexis Botaya, ingénieur agronome et président du mouvement Vraiment durable.
(…)
Toutefois, « le problème du locavore, c’est qu’il disparaît en hiver, remarque ainsi Cédric Beaurain, président du Syndicat des producteurs en direct d’Ile-de-France. « Dès qu’il n’y a plus de tomates, on perd 30 à 50% de la clientèle. Les choux et les blettes ont encore peu d’amateurs. Les gens veulent manger sain, frais, mais sans effort. »
De plus, au lieu de boycotter bananes, chocolat et café, achetons-les « équitables » et bio, si possible ! Après tout, ne vaut-il pas mieux des produits bio et/ou équitables d’un peu plus loin que des aliments bourrés de pesticides?
Alimentation : qui sont les locavores
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Je pense que c’est la solution qui s’imposera à l’avenir (si nous en voulons un…)
Je pense aussi. L’agriculture (locale) a de l’avenir. Et il y a certainement beaucoup de produits dont la production sera relocalisée.
L’argument du locavore n’est valable à mon sens que si les produits achetés sont bio. Et il est vrai que développer l’agriculture biologique revient de facto à raccourcir les circuits de distribution. Mais point trop n’en faut.
En effet si les produits achetés localement ne sont pas bio alors l’argument devient très contestable. En effet il faudra me prouver que le bilan carbone d’un produit agro-industriel produit localement est meilleur que celui d’un produit bio importé d’Italie par exemple. J’ai écrit un article sur le sujet dans mon blog: http://macantinebio.wordpress.com/2009/03/12/importer-des-produits-bio/
D’autre part tout acheter localement est très contraignant en matière de diversité. Après tout comme il est dit en conclusion dans votre article il n’y a pas de mal à consommer des oranges ou des bananes en hiver si elles sont issues de l’agriculture biologique et/ou du commerce équitable.
En conclusion je trouve cette posture extrémiste avec des relents protectionnistes sous-jacents assez désagréables.
Je suis tout à fait d’accord avec vous, il me semble important qu’il y est une agriculture locale de qualité qui soit développée. Pour autant, la diversité est important et la richesse de notre culture culinaire (et autre) vient aussi des apports des autres cultures et pays (tomates d’Amérique du sud…).
Il faut donc arriver à établir un équilibre, comme pour tous les produits d’ailleurs, et faire en sorte que les produits qui viennent d’autres pays soient justement produits dans des conditions durables (commerce équitable, ecolabel, etc…).
Cool je vois que les locavores font des émules :
Un réseau des locavores bretons s’est créé
« http://jemangelocal.ning.com/ »