Le luxe et l’écologie ?

Le 01/05/09 par pepito

Comment les entreprises de la mode et du luxe prennent en compte l’aspect écologique ?

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15 réponses pour “Le luxe et l’écologie ?”

  1. cyrille dit :

    Bonjour Pepito, merci pour ce sujet que nous n’avons pas abordé à ce jour sur ce site.
    J’ai pris des contacts pour essayer d’apporter une réponse à votre question.
    Je vous tiens informé.
    Chers lecteurs, auriez-vous de votre coté des éléments de réponse à apporter à Pepito ?

  2. Julien Robert dit :

    Simplement par des actions marketing et non par une remise en cause de leur production, ni par un changement de paradigme de ce qu’on appelle le marché du Luxe. Donc, in fine : rien…

    Toujours, des pierres ou métaux rares, des avions privés, des (très) grosses voitures, des (trop?) grosses télés (jetables : 5 ans…), trop de suremballage non-recyclables, et globalement énormément d’énergie et de matière consommés pour des services rendus luxueux (par définition, non-vitale) qui n’ont lieu d’être que dans un monde où la consommation l’apparence et l’immodération sont reine et où la modération et la restriction au chose essentiel est vitale.

    Pour illustrer, un salon “luxe et Développement Durable” qualifiable de “conforme aux principes du Développement Durable (au sens officiel)”, mais en total désaccord avec l’idéologie Décroissante : http://www.1618-paris.com/

  3. julien dit :

    je ne suis pas sur que le luxe rime avec l’écologie.

    Pour travailler avec des entreprises concernées, ce n’est pas encore monté jusqu’à eux…

  4. cyrille dit :

    Il me semble qu’il y a de tout dans le luxe.
    On peut trouver du bling, bling, des cylindrées trop élevées, même lorsqu’il s’agit de voitures électriques comme les Tesla. C’est loin d’être écologique, il faut diminuer la puissance avant tout.
    Je crois aussi que le luxe peut aussi rimer avec durable.
    Le vrai luxe est intemporel.
    Le vrai luxe est rare, artisanal, et peut se garder longtemps, c’est aussi ce qui justifie son prix.
    Pour finir on est parfois assez proche du développement durable.
    Au delà de ça et plus concrètement, selon la loi, les entreprises cotées en bourse se doivent de publier un rapport annuel sur l’environnement.
    Si vous allez sur le site d’Hermes et de LVMH, vous pourrez les trouver.
    Vous verrez que des mesures concrètes sont mises en œuvre pour réduire la consommation d’eau et d’énergie (bilan carbone, thermographie…). Cependant, la consommation d’eau d’énergie peut continuer a augmenté car la baisse de consommation de matière première (eau, énergie) par unité vendu ne compense pas toujours l’augmentation du nombre de ventes.
    C’est une des limites du système.

    Julien d’Ecologeek, me signale aussi ce lien :
    http://www.luxepack.com ce salon traite aussi du luxe et du développement durable.

  5. Julien Robert dit :

    Cyrille : Comme tu dis, et je suis entièrement d’accord avec toi. Tout dépend ce que l’on définie et qualifie de “luxe”… :)

  6. julien dit :

    C’est vrai, tout dépend de la vision…

  7. piripiri dit :

    Cyrille : tout à fait d’accord. D’ailleurs un jour un patron d’une boîte de luxe, à la question “qu’est-ce que le luxe” a répondu “c’est ce qui se répare”.
    Par rapport à de la mode grande conso qui sort des collections toutes les 6 semaines avec des vêtements qui auront de la chance s’ils vivent 2 saisons…
    Derrière le mot luxe les gens mettent des imaginaires très différents, mais en tout cas quand il s’agit d’objets (vs services), c’est le plus souvent synononyme de normes sociales élevées. Et quand à l’environnement, on ne peut pas amalgamer les entreprises, mais elles ont au moins en commun de faire des petites séries avec un impact qui est proportionnel.
    Les boites de luxe ont du boulot à faire comme toutes les autres mais c’est un peu trop facile de les diaboliser.
    Qui n’a pas acheté un truc parfaitement inutile chez IKEA ? Arrêtons de généraliser

    • cyrille dit :

      Meric Piripiri.
      Je suis tout à fait d’accord avec vous même si cela ne signifie pas pour autant que les boites de luxe n’est pas elle aussi un chemin à parcourir.

  8. cyrille dit :

    LVMH s’associe à Edun

    Fondée au printemps 2005 par Ali Hewson et Bono, Edun est une société de prêt-à-porter éthique. Sa mission est de créer une gamme attractive de vêtements tout en stimulant les économies et les emplois des pays en voie de développement. L’entreprise est basée sur le principe fondamental que le commerce doit servir à soutenir les économies et communautés locales. Au niveau micro-économique, elle permet le développement d’outils de production dans les pays en voie de développement, ainsi que la formation du personnel local. Edun produit actuellement ses lignes de vêtements en Inde, au Pérou, en Tunisie, au Kenya, en Ouganda, au Lesotho, à Madagascar et en Tanzanie. Sa mission s’articule autour de quatre respects fondamentaux en faveur du commerce durable et équitable: (i) le respect des personnes qui fabriquent ses vêtements, (ii) le respect des communautés locales, (iii) le respect des matières premières utilisées et (iv) le respect des clients qui décident d’adhérer à ces valeurs en portant la marque Edun.

  9. amandine dit :

    ce sujet est très intéressant car il integre le developpement durable à la source de la creation..pour ma part le luxe est bien sur subjectif mais nous pouvons malgré tout séparer deux notions: l’industrie du luxe qui effectivement à démarré par du marketing ecologique pour etre politiquement correct face à leur image de marque,leur authenticité.. J’ai travaillé pour ma part avec certaines maisons de luxe et comme toutes les entreprises elles ne savent pas vraiment par quel bout commencer: bio mass? Economie de matière? eco conception produit et eco comportement en interne… Je pense qu’elles s’y sont mises depuis dejà plusieurs années et qu’elles sz posent les bonnes questions mais sans détenir encore de vraies méthodes.cela prend du temps mais Le plus important étant que ces maisons, pour ma part de plus en plus orientées sur la mode, ont un role primordial à jouer en termes de promotion car ce sont ces grands noms sur le fond qui tirent et poussent les futures usages… La deuxieme categorie du luxe est le luxe purement artisanal avec des séries très faibles,signe de rareté et créativité supreme.. Pour cette catégorie l’écologie est déjà innée ou en tout cas elle n’impacte pas la planète de la meme manière..toutefois,elles ont également un role precurseur et de bonne conduite à faire passer… La clé est là. Pour que l’écologie rime avec luxe il faut que l’essense meme du luxe,sa conception et son impact sur le grand public (car meme si le luxe n’est accessible que par une tres fine partie de la population, il influence toute une génération) soient imprégnés d’une nature écologique… Le reve du luxe doit se teinter de vert

  10. cyrille dit :

    Bonjour Amandine,

    merci pour votre commentaire qui est très instructif.

    Etes vous une spécialiste de ce domaine ?

     

     

  11. Amandine dit :

    Bonsoir Cyrille…
    Je ne pense pas être encore une spécialiste (il faudrait des années de recherches) mais le Luxe ainsi que l’écologie sont deux sujets que je trouve passionants. J’ai plusieurs expériences dans l’éco conception, les certififications éco ainsi que la relation Maison de Luxe face à ce domaine, d’où mon commentaire… qui reste je le rappelle ouvert entièrement au débat.
    je remercie les inventeurs de l’Arpanet qui nous permettent aujourd’hui de partager et d’enrichir nos points de vu…
    Et vous Cyrille?

  12. Marco dit :

    De mon point de vue, ce qui peut relier le luxe et l’écologie, c’est un penchant partagé pour la qualité au détriment de la quantité et du bas de gamme.
    Les écolo préfèrent consommer mieux, voire consommer moins mais des produits de qualité. Le luxe est souvent synomyme de qualité également.
    En revanche, ce qui sépare le luxe de l’écologie, c’est son aspect ostentatoire, une certaine futilité liée à la nécessité de paraître assez loin de la recherche de simplicité et d’authenticité des personnes sensibles à l’écologie et à une simple … qualité de vie.
    Le luxe véhicule trop souvent avec lui, au-delà des produits de qualité, un gaspillage de ressources inutile et choquant.
    Pour avoir cotoyé des très très riches pendant quelque temps, j’ai constaté combien leurs goûts sont peu originaux et combien la consommation de produits de luxe dépasse leurs seuls besoins … combien ils sont esclaves d’une surconsommation de produits (de luxe en l’occurence) constamment comparée à celle des autres super riches.
    Finalement, les super riches consommateurs de beaucoup de produits de luxe n’ont, à mon sens, pas plus de savoir vivre que certains écolo qui érigent une consommation simple, saine, de qualité en un art de vivre aussi raffiné que celui d’un nouveau riche sur son yacht.

  13. cyrille dit :

    @Amandine

    De mon coté, je connais peu le domaine du luxe, j’étais même assez hermétique à ce sujet jusqu’à une période récente

    Puis, j’ai eu l’occasion d’être en contact avec des consommateurs de produits de luxe qui m’ont expliqué les différences entre les marques (Louis Vuitton versus Hermes…) et aussi avec une personne d’Hermes qui a pris le temps de me faire connaître ses produits.

    Cela m’a réconcilié avec certaines facettes de cette thématique car je me suis rendu compte que cette personne avait une réelle passion pour les biens qu’elle présentait mais aussi que les produits qu’elle proposait, en tous cas pour la maroquinerie, produits qui étaient vraiment d’origine artisanale et un peu intemporels.

    J’ai été impressionné par les différentes qualités de peau disponibles.

    Même si je me dis que derrière cela il y a des animaux… :-(

    Concernant mon domaine de prédilection, c’est plus l’écologie et la consommation responsable.

    J’aime vraiment ces sujets et c’est pour cette raison que j’anime ce blog et que j’ai choisi de travailler dans ce domaine.

    Ps :Je n’ai pas réussi à charger votre préface de livre sur le luxe et l’écologie.

    @Marco, je suis d’accord avec vous. Je trouve que le luxe est acceptable quand il est synonyme de qualité, que sont existence ne se fait pas au détriment d’une pression importante sur l’environnement et qu’il n’est pas ostentatoire et qu’un phénomène marketing.

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