L'Agence francaise de sécurité sanitaire des aliments avait aussi publié un rapport sur ce sujet. Voici quelques élements de son contenu.
LA BIO : DES QUALITES NUTRITIONNELLES
Le rapport de l’AFSSA souligne des tendances 3 positives en faveur des produits issus
de l’agriculture biologique, ce mode de production conduisant en moyenne à des
teneurs supérieures en :
- matière sèche dans les légumes :
« Pour les légumes racines, bulbes et tubercules et les légumes feuilles, les études montrent une faible tendance à une teneur en matière sèche supérieure lorsqu’ils sont issus d’agriculture biologique. »
- magnésium et fer dans certains légumes :
« Une faible tendance positive pour le fer et le magnésium … peut être évoquée pour certains légumes biologiques. »
- acides gras polyinsaturés dans les viandes :
« L’activité physique accrue due au parcours, le recours à des fourrages et /ou au pâturage contribuent à réduire la vitesse de croissance, l’état d’engraissement de la carcasse et la teneur en lipides intramusculaires chez les ruminants, les porcs et les volailles. Des modifications notables des profils en acides gras, en particulier en augmentant les teneurs en acides gras poly-insaturés des produits animaux sont observées. »
- vitamine C dans certains légumes :
« …le mode d’agriculture biologique peut avoir un faible effet positif sur la teneur en
vitamine C de la pomme de terre… »
« En ce qui concerne les polyphénols, les données disponibles et validées concluent
majoritairement à une teneur supérieure dans les fruits et légumes biologiques. »
Enfin la qualité protéique de certains produits bio apparaît supérieure grâce à un
meilleur équilibre en acides aminés :
« La teneur en protéines des céréales issues d’agriculture biologique semble être plus faible que celle des céréales issues d’agriculture conventionnelle ; cette moindre teneur est sans doute liée à la limitation des apports azotés en production biologique. L’équilibre en acides aminés essentiels de ces protéines serait par ailleurs meilleur. »
LA BIO : DES « PLUS » SANITAIRES
Le rapport d’étape de l’AFSSA indique des points forts sur le plan sanitaire en
agriculture biologique, avec un risque de présence de certains contaminants nettement
moindre en :
- pesticides chimiques de synthèse :
«Le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau. »
« L’ensemble des études disponibles montre que la grande majorité des produits biologiques ne contiennent pas de résidus de pesticides autorisés en agriculture conventionnelle. »
« L’analyse des données disponibles montre que les modes de production des légumes en agriculture biologique conduisent à des teneurs en nitrates globalement plus faibles ce qui peut s’expliquer par l’interdiction de l’emploi des engrais azotés de synthèse (nitrate, ammonitrate, urée) et leur remplacement par des engrais et des amendements organiques (fumiers, composts…), ainsi que la limitation de leur apport. »
L'impact sur la planete, les agriculteurs et les consommateurs notamment en terme de pesticides, ne dois pas etre oublié.
Il y a quand même un constat, l'agriculture conventionnelle et productiviste, si elle a permis de nourrir plus de personnes, elle nous a aussi amené à la vache folle, a des marées d'algues vertes en Bretagne et elle ne permet pas toujours aux agriculteurs de vivre de leur travail.
Ce système doit donc aussi être remis en question, on doit favorisé d'autres modes de production qui permette de nourrir la planete mais qui soit aussi plus respectueux de ses habitants et réaliser des changements dans les modes de distribution en :
- mettant en place des systèmes de distribution plus direct producteur/consommateur,
- faisant évoluer les marges entre producteur et grande distribution dans le système conventionnel....
Les agriculteurs conventionnels vont aussi être confrontés a de nouvelles problématiques avec l'augmentation du prix du pétrole et la mise en place de la taxe carbone si le prix des intrants (engrais) qui ont besoin de petrole pour etre fabriqués augmentent, si le prix des carburants augment pour les tracteurs, le chauffage des serres, ce système sera-t-il toujours aussi rentable ?
Sur le chemin d'un mode de vie plus écologique