Bonjour,
Cette question est complexe et je crois que l'on peut à l'heure actuelle apporter que des bribes de réponse car les données sont incomplètes
Ainsi concernant la différence d'impact sur l'environnement entre le bio et le non bio, des études ont été réalisées sur une soixantaine d’exploitations laitières– 3/4 pratiquant l’agriculture conventionnelle, 1/4 privilégiant la voie bio –. Si l’on exprime les résultats par hectare de surface utilisée, les exploitations conventionnelles ont plus d’impact sur la planète que les bio. En revanche, ces dernières sont moins productives, et si l’on considère les résultats en fonction des litres de lait produits, il n’y a quasiment plus de différence entre les deux modes de production.
Mais cette étude ne prenais pas en compte les impacts sur le sol de ces deux modes de culture.
Plus généralement, si un certain nombre d’études, pour la plupart réalisées en Europe du Nord, démontrent le bénéfice environnemental des modes de production biologique lorsque l’on raisonne par hectare cultivé, les résultats concernant le bénéfice ramené à une unité produite (par exemple une tomate, 100g de poulet, etc.), calculés selon la méthodologie de l’analyse de cycle de vie (ACV), sont beaucoup plus hétérogènes.
Mais les spécialistes s'interrogent sur la pertinence de ces études étant donnés que le consommateur bio n'a peut être pas les mêmes pratiques alimentaires que le consommateur non bio (plus de céréales, moins de viande, etc.).
Pour répondre à ces grandes interrogations et disposer d’éléments fiables et scientifiquement établis afin de continuer à promouvoir l’agriculture biologique comme un mode de production exemplaire et durable une grande enquête est en cours. Mais elle se terminera.... en 2011....
http://acv-bio.net/presentationFR.php
Cependant, on peut déjà apporter des éléments de réponse et certains d'entre eux sont parfois surprenant.
-Selon l'Ademe, pour un produit totalement hors saison, il vaut mieux qu'il vienne de l'autre hémisphère, là où c'est la saison plutôt que d'un producteur local cultivant sous serre chauffée.
-Pour les produits importés, il faut privilégier les produits qui sont venus par bateau plutôt que ceux venus par avion. Le transport par bateau émet 40 fois moins de gaz à effet de serre.
Mais toujours selon l'Ademe, malgré tout, le premier comportement consiste à privilégier les produits bio, locaux et de saison.
Adhérer à un système de panier bio, permet de suivre facilement cette règle.
En adoptant ce système, une bonne partie de l'alimentation que vous vous procurez sera bio et proviendra de l'agriculture locale.
Après rien ne vous empêche d'acheter des fruits et légumes un peu exotiques parfois qui proviennent du bout du monde pour se faire plaisir.
Mais concernant l'avocat, il est cultivé en Europe, en Espagne et même en Corse.
Alors je trouve dommage de le faire venir de si loin (Afrique du sud), même s'il est bio et même si c'est la saison de l'avocat en afrique du sud. Le magasin qui vous le propose n'est pas très cohérent.
Mais je n'acheterai pas pour autant l'avocat d'espagne actuellement car à priori ce n'est pas la saison.
J'attendrai donc que les avocats d'Espagne, de corse bio, voire d'Israel soient de retour en magasin quand c'est la saison en méditerrannée, c'est a dire cet automne, hiver, et ce printemps pour en acheter.
Sur le chemin d'un mode de vie plus écologique