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Taxe carbone, la bonne solution pour réduire nos émissions de CO2 ?

(13 messages)
  1. Suzanne

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    Pensez-vous que la future taxe carbone dite Contribution climat énergie est une bonne solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et baisser la consommation d'énergies fossiles en France ? Que pensez-vous des possibilités de son application lancées par le gouvernement ? Aura-t-elle un impact réellement significatif et positif sur nos modes de consommation ?


    Posté il y a 1 année #
  2. cyrille

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    Suzanne,

    D'après ce que j'ai lu dans l'article, la taxe carbone semble vraiment une solution avantageuse.

    Elle devrait contribuer à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance aux énergies fossilles, tout en ayant une incidence positive sur notre économie.

    Comme vous l'indiquez, certains pays l'ont mis en place depuis plus de 15 ans...

    Ca serait temps que la France s'y mette.

    Sur le chemin d'un mode de vie plus écologique
    Posté il y a 1 année #
  3. admin

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    La vision de Jumbo membre du site:

    La fiscalité verte est un outil efficace et … délicat

    L’exemple du Bonus-malus écolo automobile a montré que l’instrument fiscal peut être très efficace sur un marché concurrentiel.

    La carotte fiscale a eu très vite un effet très net sur le marché automobile qui a vu sa structure des ventes affectées au plaisir des constructeurs de petites automobiles…

    La taxe carbone aurait sûrement un effet structurant sur le marché car les acteurs économiques finiraient par l’intégrer dans leur stratégie.

    Un point bénéfique de la taxe carbone serait qu’elle s’applique comme la TVA à tous les produits et services, y compris les importations.  Cependant, je me pose la question : instaurer une taxe carbone à une échelle nationale, ne serait pas pas comme toute initiative fiscale moderne (35h) s’infliger un désavantage compétitif ?

    A mon sens, il faudrait plutôt militer pour une taxe carbone à l’échelle internationale, et au minimum européenne.

    Autre réflexion : à quoi affecter les recettes (équivalents de surcoûts pesant sur l’économie) de la taxe carbone ? Il faut veiller à ce qu’elles bénéficient à des investissements écologiques qui font progresser l’économie et “l’emploi vert”.

    Posté il y a 1 année #
  4. admin

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    Super administrateur

    La vision d’Annie

    La taxe sur le carbone est une abomination parce qu’il s’agit de la marchandisation de l’air: marchandisation de ce qui nous reste de bien commun.

    À la place, il faut démarchandiser tout le bien commun pour réduire les GES. Si le pétrole était rendu public au lieu de privé, ça serait plus facile de changer son usage.

    Posté il y a 1 année #
  5. Anonyme

    Et voilà sur des habits neufs une hérésie de plus.

    Une taxe carbone parce qu’ils veulent se passer de la réflexion. Une limite que l’on peut fixer éthiquement, ils donnent encore au marché le devoir de le faire.


    Le plus drôle, c’est que dans ce livre de réflexion, on retrouve exactement les mêmes préconisations que l’on trouve dans le rapport Hulot. Alors deux choses :

    Soit les mêmes individus y ont travaillé, ce qui serait un déni de démocratie,

    Soit ils ont pompé le rapport Hulot ce qui serait une honte

    Posté il y a 1 année #
  6. cyrille

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    Modérateur

    Les ONG ont toujours eu ce rôle, être des lanceurs d’alerte. Dans le cas de la Fondation Nicolas Hulot, c’est encore plus que cela puisqu’elle propose des solutions.

    Tant mieux si elles sont reprises par les politiques.

    Le but de cette taxe est de rendre le marché plus juste et de faire en sorte qu’il intègre des élements dont ils ne tenaient pas compte jusqu’à présent (des externalités).

    Pour illustrer cela, Michel Rocard, donne un très bon exemple dans sa note de présentation de la contribution climat énergie :

    Les transports constituent un secteur majeur de nos émissions de CO2, auquel nous devrons porter une attention particulière : ils sont le plus gros émetteur de CO2 (40% du total, en France) et le seul encore en croissance sensible et les émissions de CO2 ne sont qu’une des externalités liées à cette activité, à laquelle s’ajoutent les coûts d’infrastructure, d’insécurité et les atteintes à l’environnement local.

    Les choix faits dans la tarification de l’usage des infrastructures de transports induisent des évolutions très peu réversibles en matière d’organisation urbaine, d’aménagement du territoire, d’organisation du travail, au plan local et international.
    Ces choix ont des conséquences considérables sur nos consommations de carburant à long terme. Il faut cesser de subventionner la mobilité, en ne lui imputant pas tous ses coûts, pour ne pas la développer au-delà de son utilité sociale et économique réelle.

    La contribution “climat/énergie” n’est pas nouvelle, certains pays l’applique depuis de nombreuses années.

    Posté il y a 1 année #
  7. Anonyme

    La taxe carbonne ne servira a rien sauf a faire une entrée d'argent frais, et ce a nos dépend, et qui ne servira qu'a pouvoir gaspiller une nouvelle mane d'argent public. Le co2 ne s'ent verra nullement diminué. La taxe permettra une fois de plus a ce que les riches reserons riches et les plus pauvres seront une fois de plus un peu plus pauvres encore.
    Posté il y a 1 année #
  8. cyrille

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    Cela dépend comment sera construite cette contribution.
    D'après beaucoup d'expert, elle peut contribuer à réduire notre dépendance énergétique aux énergies fossiles et accompagner la transition vers une économie qui sera plus favorable à la maitrise de la consommation d’énergie et aux énergies renouvelables.
    Dans les pays où elle a été mise en place, elle a même contribué au développement économique.
    Borloo parlait aussi d’un chèque vert qui serait remis aux familles les plus pauvres pour compenser cette taxe.
    Mais effectivement qu’en sera-il pour les classes moyennes ?
    On peut aussi avoir certaines interrogations. Si les prix de l’énergie augmentent, que feront les locataires dont les propriétaires ne peuvent pas ou ne veulent pas réaliser des travaux d’isolation, de double vitrage ?
    Et pour les familles qui habitent à la campagne et qui doivent prendre leur véhicule, comment feront ils pour payer les frais d’essence ?
    On peut aussi imaginer que les constructeurs proposeront rapidement des véhicules plus économes, que nous seront obligés de favoriser le covoiturage, que l’étiquette énergie sur les logements sera plus regardé par les propriétaires et les locataires lors d’un acte d’achat ou de location et que cette taxe nous aidera à faire que notre mode de fonctionnement soit de nouveau sur de bons rails.
    Mais de toute façon, il est indispensable de réduire notre consommation et  notre dépendance aux énergies fossiles. Mais je vous rejoints, les politiques doivent aussi favoriser ce nouveau mode de développement pas seulement en créant des taxes mais en mettant en place des actions structurantes (développement de réseaux de transport en commun denses et fiables, des énergies renouvelables…) ceci que ce soit au niveau national ou local.

    Posté il y a 1 année #
  9. elodie

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    Selon les Echos du 22/07, la taxe carbone pourrait être mise en place dès 2010. La tonne de CO2 serait facturée 32 euros et elle serait appliquée au gaz, charbon et pétrole.

    Cette taxe augmenterait le prix du sans plomb de 7,7 cts et le prix du gasoil de 8,5 cts.

    Pour les ménages qui se chauffent au fioul et qui effectuent leur trajet domicile travail en voiture, le cout annuel de cette taxe pourrrait dépasser les 300 euros.

    Selon Michel Rocard, la redistribution (cheque vert) aux ménages et industries les plus touchées devra être provisoire si l'on souhaite que le signal prix ne soit pas affecté.


    Posté il y a 1 année #
  10. Neolinkmax

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    je trouve cette taxe inutile dans son application. On veut nous montrer que le CO2 "c'est pas bien" et nous punirent de polluer mais l'écologie ce n'est pas ça. Nous, on attend des solutions de la part du gouvernement pas des taxes. En instorant, cette taxe il nous demande de faire leur travail, c'est-à-dire qu'il nous demande de trouver une solution alternative au pétrole. "Prenez le vélo" dit Rocard mais ce n'est pas forcément évidant pour tout le monde d'avoir un travail à côté de chez soi. 

    De plus, si l'on pense aux solutions écologiques, tels que l'éthanol, les voitures électriques( qui n'ont pas vraiment une autonomie nécessaire à de longs trajets ) et les biocarburants, aucunes n'a été instauré correctement à l'échelle de la France.

    Posté il y a 1 année #
  11. luis64

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    La taxe carbone a deux principaux atouts, le premier fiscal en venant compenser en partie la taxe professionnelle, et le deuxième avec un impact espéré sur les comportements finaux. Elle serait une version « contraignante » des politiques de maîtrise de la consommation d’énergie menées depuis 5 ans. Hors tout le monde sait que l’être humain ne réagit mieux que sous la contrainte (les incitations ayant fait leur temps). Cependant, cette mesure fait apparaître des retours de médaille. Pour rejoindre l’un des commentaires, l’environnement se pense internationalement (avec des applications nationales). Ainsi, qui nous dit que les groupes émettant du Co2 n’iront pas dans des pays où la législation est moins contraignante ? A 32€ la tonne de Co2, les effets de délocalisation commenceraient à se faire sentir, mais à 100€ (objectif fixé pour 2030) elle deviendrait préoccupante. Au final le gain écologique se fait aux dépens d’autres régions du globe, et le gain économique, s’il en est, se retrouve annihilé. L’autre aspect important est le creusement des inégalités. Inégalités d’abord entre le monde urbain et le rural, avec un apport de coûts afférents de 1 à 4 ; et inégalités sociales avec une pénalisation des ménages à revenus modestes, pour lesquels une augmentation des prix a un impact beaucoup plus important sur les budgets. En conclusion, je crois à l’effet comportemental avec un changement des attitudes, mais je doute fort de l’effet environnemental qui doit être pensé de façon plus globale.
    Posté il y a 1 année #
  12. cyrille

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    @Neolink

    je trouve aussi que l’on demande beaucoup parfois au citoyen. On demande au citoyen de changer ses comportements mais en face on lui offre pas toujours la possibilité de le faire.

    C’est notamment vrai en terme de transport. En france, entre 1990 et 1999, le réseau autoroutier a augmenté de 36% en France. Dans le même temps, le reseau ferroviaire a diminué de près de 10%.

    Il faut donc que la mise en place de cette taxe s’accompagne de mesures fortes au niveau politique et contraignante pour favoriser alternatives écologiques (transport en commun, appareil économe…).

    @Luis

    Je ne suis pas certain que l’on perde au niveau compétitivité. Peut-être que cette taxe peut nous obliger à concevoir, fabriquer, mettre sur le marché des produits plus économes, plus innovants pour répondre à ce nouveau marché et ces produits peuvent être un plus pour le développement de nos industries (exemples :

    • la bonne resistance d’Alstom dans les conditions actuelles,
    • qui aurait aussi pensé un jour que fiat maîtriserait le destin de Chrysler)

    Concernant les plus pauvres, c’est clair qu’il faut les accompagner. Il existe déjà un reseau qui porte sur la précarité énergétique. Peut être que l’Ademe peut faire un effort pour le développer.

    http://www.precarite-energie.org/

    Certainnes structures publiques doivent être aussi plus innovantes et au lieu de combler les factures impayées, ce qui est sans fin, elles devraient plutôt favoriser le développement de logements sociaux peut énergivores et favoriser la mise en place de comportements économes en énergie.

    Posté il y a 1 année #
  13. elodie

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    Une reflexion intéressante de Jean Marc Jancovici sur son site sur l'impact de la taxe carbone sur les personnes les plus pauvres :

    Les "chocs" pétroliers, gaziers ou climatiques à venir, inéluctables si nous ne diminuons pas notre consommation d'hydrocarbures plus vite que la géologie ne le fera pour nous, ou plus vite que le climat ne peut l'encaisser, risquent à l'évidence d'engendrer des déstabilisations brutales des sociétés. Or, quand la société se déstabilise, par exemple en subissant une violente récession, n'est-ce pas les "modestes" qui trinquent en premier ? N'est-il pas préférable, pour les "modestes", de subir une hausse progressive du prix de l'énergie fossile, ce qui permet de s'adapter, certes en râlant un peu, mais sans que cela ne soit vraiment gravissime, plutôt que de se retrouver sans voiture de toute façon quand la pénurie frappera, en se retrouvant au surplus au chômage, pris à la gorge par la hausse incontrôlée de tout le "nécessaire", et en dictature si ca se trouve par dessus le marché ?

    Il avait aussi noté en 2003 qu'un niveau de 100 à 150 euros ne serait pas suffisant pour réellement changer les comportements d'une manière suffisante.


    Posté il y a 1 année #

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