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Ushuaïa se lance dans les cosmétiques bio : une bonne initiative mais des produits un peu chers

Le 19/07/08 par belinunda


Quelques mois après Carrefour, L’Oréal se lance à son tour dans la vente de cosmétiques bio en supermarché via sa marque Ushuaïa

En effet, dès le mois d’août vous pourrez trouver dans les rayons 6 gels douche aux noms évocateurs : douche nourrissante « Beurre de Karité Bio du Burkina Faso », douche régénérante « Huile d’argan Bio du Maroc », douche adoucissante « Vanille Bio de Madagascar »….

Conformément au référentiel Cosmébio, les produits proposés sont formulés à partir d’ingrédients naturels pour plus de 95%, 99.5% précisément, et 95% des ingrédients végétaux sont biologiques. Pour ce critère, ça passe tout juste, le référentiel exige en effet un minimum de 95% des ingrédients végétaux issus de l’agriculture biologique. A noter, la gamme possède un vrai plus, certains ingrédients sont issus du commerce équitable, ce qui n’est pas fréquent dans les cosmétiques des plus grandes marques notamment bio. Alter éco avait bien proposé une gamme de cosmétiques équitables, mais ceux-ci nétaient pas vraiment biologiques, tout au moins pas encore

Quant au prix, il n’est pas excessif, même si l’on peut trouver moins cher sur le marché que ce soit dans la grande distribution ou dans les magasins bio. Malgré cela, je trouve que c’est une très bonne initiative, il ne reste plus qu’à attendre début août pour pouvoir essayer la gamme…

Marque

Prix indicatif

Ushuaïa certifié Cosmétique écologique et biologique

15.8 euros le litre

Carrefour certifié Cosmétique écologique et biologique

15.00 euros le litre

Melvita certifié Cosmétique écologique et biologique

14.3 euros le litre

Emma Noël certifié Cosmétique écologique et biologique

11.5 euros le litre

Arbre vert certifié Ecolabel

9.82 euros le litre


Ajout du 31/07/08

Mais quel est l’avis des lecteurs de Consommer durable sur les nouveaux gels douche Ushuaïa ? Pour le savoir cliquer ici..

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  1. cyrille dit :

    De mon coté, je pense que c’est toujours un plus qu’une marque propose des produits bio. La majorité des personnes fait encore ses courses dans des supermarchés.

    Je ne connais pas les efforts que réalise L’Oréal pour intégrer le développement durable dans son fonctionnement mais elle en réalise très certainement. Je serais donc moins tranché que vous sur cet aspect.

    Par contre, là où je vous rejoins, c’est que je trouve dommage que des grandes marques  ou certains grands groupes, alors qu’ils ont un pouvoir énorme, ne sont pas des précurseurs de bonnes pratiques mais qu’ils suivent seulement la voie tracé par d’autres.

    Les cosmétiques bio illustrent bien ce phénomène. L’Oréal n’a pas été un précurseur dans ce domaine, il a proposé des produits au marché seulement quand l’engouement pour ce type de cosmétiques a débuté et au lieu d’essayer de créer de nouvelles marques bio il y a bien longtemps, il a préféré racheter une société (Sanoflore) établie.

  2. Adel dit :

    Tout à fait d’accord avec Lili : les produits Ushuaïa sont l’exemple type d’une utilisation purement marketing d’un nom populaire pour des produits qui n’ont rien de bio (et qui sont même parmi les plus mauvais  actuellement sur le marché) commercialisés par un grand groupe dont l’écologie est le cadet de ses soucis.
    Tout ce qui est labélisé Ushuaïa (et pas seulement les cosmétiques) et, de manière générale, tout ce qui sort de chez l’Oréal est à boycotter définitivement.
    Il serait temps qu’ils arrêtent de nous prendre pour des cons ! (et l’hélicologiste qui a lancé cette marque devrait être le premier à se taire).

  3. Lili dit :

    Attention, produits  issus d’une logique commerciale clairement aux antipodes de l’ écoresponsabilité contrairement à ce que l’on pourrait penser avec cette gamme Bio (Tiens le logo Ushuaïa n’etait pas déjà bio?? comme le fait pertinement remarquer un intervenant…), le respect de l’environnement n’est pas vraiment la première préocupation pour l’Oréal! A leur niveau, ce n’est qu’un argument marketing, l’éco tendance, c’est tentant !
    Jetez un coup d’oeil à ce lien: « http://www.lexpansion.com/economie/ushuaia-le-label-hulot-certifie-100-pourcent-rentable_24022.htm »
    Ou encore, non moins inquietant: « http://www.francematin.info/Toxicite-des-produits-Ushuaia-l-arbre-qui-cache-la-foret-,-selon-Greenpeace_a8802.html »
    Et puis aucun effort d’écopackaging, des essences et matières premières qui voyagent depuis les quatres coins du monde pour une belle empreinte CO2!!!
    Bref, si vous chercher du vrai bio ou écoresponsable, tournez vous plutôt vers des labels comme « Nature et Progres »
    Restez vigilants, attention à tous ces nouveaux produits industriels complaisamment labelisé bio!

  4. cyrille dit :

    Je pense. Il est toujours présent sur le site de la marque. C’est peut être une politique de référencement des grandes enseignes.

  5. LACLARE dit :

    Bonjour,
    le gel Douche Rafraîchissante « Thé Vert Bio de Chine » que j’apprécie beaucoup est introuvable quelque soi l’enseigne (monoprix, auchan, cora…).
    est-il encore distribué?
    Merci

  6. belinunda dit :

    Ci-après la liste des composants (gel douche thé vert) : aqua/water, sucrose, sodium lauryl sulfate, sodium chloride, decyl glucoside, linalool, geraniol, glycerin, camellia sinensis extract/camellia sinensis leaf extract, parfum/fragrance,  salycilic acid, sodium benzoate, sodium hydroxide, limonene, citral, citric acid, polyglyceryyl-10 laurate.

  7. Raffa dit :

    Merci pour la réponse :) Mais sans INCI il m’est impossible de déterminer la qualité d’un produit. Je connais bien la labellisation ecocert et cosmebio/cosméco je sais ce que cela garantie et ce que cela ne garantie pas 😉 J’ose espérer que c’est de meilleur qualité qu’un produit conventionnel (difficile de faire moins) mais comme je ne consomme plus ces produits depuis de longues années (et pour cause), la comparaison se fait sur des produits de grande qualité et pourtant simple et pas nécessairement si cher : les cosmétiques « naturels ».

    Pas d’INCI donc ?

    Merci d’avance.

  8. belinunda dit :

    Vous trouverez ci-après des éléments complémentaires, donnés par un collaborateur dEcocert, sur la qualité des produits proposés.

    -Les exigences de la certification Ecocert «  cosmétiques écologiques et biologiques » sont-elles les mêmes pour les petits fabricants que pour les grandes entreprises ?

    Nous avons un seul standard qui est le même depuis 2003, donc même exigences pour les petits comme pour les gros fabricants.

    -L’arrivée de ces grands groupes ne va-t-elle pas pousser à abaisser les exigences du référentiel ECOCERT ?

    Non, puisque au contraire nous travaillons pour augmenter les seuils et les exigences de notre cahier des charges.

    -les produits vendus sous la marque Carrefour et ceux vendus sous la marque Ushuaïa sont-ils de qualité ?

    Ils sont au moins daussi bonne qualité qu’un gel douche classique vendu en grande surface et au même prix.

    Il est certain que dans un gel douche à 3€ vous n’aurez pas la même quantité d’actifs que dans une crème à 20€ par exemple, ces produits là contiennent des extraits issus de l’agriculture biologique sans pesticide et engrais chimique, les parfums sont naturels, la fabrication a été auditée, l’emballage contrôlé etc.

    Je pense qu’en terme de qualité c’est un plus par rapport à des produits conventionnels.

  9. Raffa dit :

    Oui comme Evy je me méfie comme de la peste de cette arrivée d’Ushuaïa dans la cosmétique Bio.

    J’ai pour ma part TOUJOURS critiqué le « double langage » d’Ushuaïa : image nature/contenu kkburk/ and co et ce depuis le début… Plusieurs consommateurs ont souvent dénnoncé cela, lors de manif ou de pétition… depuis plus de 10 ans je dirais : sans jamais aucun succès. C’est d’ailleurs l’un des trucs qui fait que Nicolas Hulot n’est pas forcément apprécié dans les milieux écolo (rattaché à vie à l’image d’ushuaïa et de l’oréal)

    Alors ils peuvent bien retourner leur veste maintenant que le marché est mûr, mais ce sera sans moi. Je n’y crois pas une seule seconde à leur engagement. Ensuite « A première vue, la composition des produits semble plutôt de bonne facture (beurre de karité, huile d’argan, thé vert, vanille, orange et hibiscus). » Ce n’est pas cela l’important dans la composition d’un cosmétique. Serait-il possible d’avoir l’INCI précise ?

  10. belinunda dit :

    Merci guithebest pour ce commentaire.
    Tout à fait d’accord avec vous en plus.

  11. guithebest dit :

    je me dis que pourquoi pas… il semble que les actions isolées ne font qu’avancer doucement alors pourquoi ne pas utiliser un grand groupe pour sensibiliser également? ils ont l’avantage de toucher une cible de consommateurs plus large que les indépendants.

    à suivre donc et puis je veux bien être Ushaia testeur :-)

    guithebest

  12. belinunda dit :

    Je voulais aussi rajouter que je trouve aussi très bien qu’il y est d’autres système de distribution qui propose d’autres marques de produits comme les biocoop ou encore des sites internets. Nous en présentons d’ailleurs régulièrement sur ce blog. Cette diversité est importante, chacun doit avoir et doit trouver sa place.

  13. belinunda dit :

    A la personne qui va se rendre dans un supermarché même de centre ville comme Monoprix, ou de la périphérie de la ville comme Auchan, Carrefour, qui a cette habitude, qui nachète pas ces cosmétiques dans les magasins bio ou sur le net et je pense que cela concerne beaucoup de monde voire la majorité des gens, en tous cas, je ne sais pas vous mais moi, je ne peux que lui conseiller de se tourner vers un produit qui possède le label Cosmebio que ce soit Ushuaïa ou un autre ou un produit qui porte lEcolabel européen, plutôt quun produit qui ne possède pas de label, si elle souhaite être plus respectueuse de lenvironnement.

    Sinon, il me semble que Que choisir abordera le thème des cosmétiques bio soit dans son numéro d’août, soit dans celui de septembre. Que Choisir teste régulièrement des produits écologiques ou biologiques. Ce mois si, par exemple, il y avait un test sur les crème solaires qui incluait des crèmes bio.

  14. belinunda dit :

    Jeremy, voici plusieurs réponses aux questions posées :

    -concernant lemballage, ils sont recyclables comme lexige dailleurs la charte Cosmébio. Par contre, je trouve quil serait bien quil propose aussi un emballage plus grand (1 litre) ou une écorecharge. Très bonne idée, ça.

    -concernant les végétaux, Ushuaïa indique que les extraits végétaux sont issus de plantes ou de fleurs non menacées.

  15. Jeremy - Action Carbone dit :

    Je suis curieux de découvrir cette qui, je l’espère, prend plus d’engagements respectueux de l’environnement que la gamme classique. Un nombre important de personnes pensent que, comme le produit s’appelle Ushuaïa, ils font un geste pour le climat en prenant leur douche ! Une confusion assez incroyable… faites le test dans votre famille !
    Bref, j’ai de nombreuses questions sur cette gamme :
    – Bio à 100% ? Certification…
    – Origine des matières ?
    – Eco-conception du produit ? Matières, produit rechargeable (pour réduire le jetable), volume…
    – Quels engagements supplémentaire sur la protection de la biodiversité par rapport à la gamme classique ?
    On pense bien sûr à la critique faite à Dove par Greenpeace sur l’utilisation de l’huile de palme pour ses produits, au détriment des forêts primaires asiatiques… Même si les produits sont bios, est-ce que ce n’est pas au détriment d’une biodiversité unique ?

  16. Merci pour l’info, une date pour la sortie de ce numéro ?

    Loin de moi l’idée d’affirmer que cosmébio n’est pas un label de qualité, ce n’est ni mon rôle ni de ma compétence
    par contre je peux juste dire que le label nature et progrès est plus exigeant : 100% du total des ingrédients végétaux doivent être issus de l’agriculture biologique
    Effectivement le rôle d’un label est de fournir une garantie au client mais là encore la composition d’un cosmétique est complexe et les labels le sont tout autant.
    par exemple je pense que peu de personnes savent que cosmebio autorise des conservateurs de synthèse jusqu’à 5% (dont les parabens et le phenoxyethanol pour la conservation des ingrédients mais pas du produit mais quand même c’est bon à  savoir) Je veux dire par là qu’ Il est difficile de tout savoir et qu’il est toujours bon de complèter son information en regardant la liste inci du produit ou en posant des questions au fabricant (il est en obligation de vous répondre)
    Encore une fois je suis d’accord pour que le bio soit plus accessible, je ne demande que ça, mais il faut que les consommateurs n’achètent pas les yeux fermés et que la composition d’un produit est importante. Un produit non labelissé peut être tout aussi bon qu’un produit non labellisé (obtenir le label n’est pas gratuit et certaines marques n’ont pas les moyens)

  17. belinunda dit :

    Merci Greenjay pour ton encouragement. Je crois aussi que cet encouragant qu’ils suivent cette démarche.

  18. belinunda dit :

    Au sujet de test de produit bio. Que Choisir publiera un numéro sur ce sujet.
    Il me semble que le consommateur ne peut pas forcément tout connaître de la composition dun cosmétique. Et cest le rôle dun label de fournir une information rapide sur la qualité dun produit. Est-ce que le label cosmébio nest pas un label de qualité ?

    Jespère tout comme vous que chaque marque trouvera sa place, cela me parait important. Mais pour la personne qui va faire ses courses en supermarché, même en centre ville à Monoprix, je trouve que cest un plus davoir ce type de produit disponible.

  19. greenjay dit :

    Comment ça ?!? Les produits Ushuaïa n’étaient pas déjà bio? Encore un exemple de greenwashing! Merci Nicolas!
    Bon on va reprendre le dicton  »Faute avouée à moitié pardonné » pour les encourager à se mettre dans le droit chemin!
    On va pouvoir sentir bon sans attraper de boutons! ^^

    – – –
    Après avoir longtemps suivi les articles du blog avec intérêt, je décide de m’exprimer!
    Bonne continuation Beli! Et bravo pour ton implication pour faire bouger les choses.

  20. Effectivement le marché des cosmétiques bio est en plein boom !
    j’ai d’ailleurs dans un billet essayé de résumer ce qui se passe depuis quelques années (du rachat de sanoflore par l’oréal jusqu’au rachat de melvita par l’occitane en passant par le lancement de la gamme Bio de Nuxe ou encore yves rocher et dernièrement carrefour et ushuaia
    http://blog.evydemmentbio.com/index.php/2008/06/23/316-les-rachats-en-cosmeto-bio

    D’un côté oui on est ravi que le bio soit à la portée du plus grand nombre, d’un autre on ne peut s’empêcher de faire la part des choses entre les marques de cosmétiques bio qui sont en place depuis des années, qui ont lancé ou lancent leur gamme par conviction écologique, par respect pour l’environnement, pour l’homme et les animaux et de l’autre les grands groupes qui ne veulent pas passer à côté d’un marché florissant et veulent se donner une image qui n’a aucun fondement.
    Par exemple sephora qui a aussi lancé sa gamme bio récemment et qui l’expose parmi le reste des cosmétiques conventionnels. de plus les vendeuses ne sont pas du tout formées à la cosmétique bio et je ne vois pas comment d’ailleurs elles peuvent vendre les 2 !
    Les petites marques de cosmétiques bio n’arrivent pas à se faire connaître par manque de moyens financiers mais ces grands groupes arrivent et vont grâce à leurs moyens énormes prendre des parts de marché avec des gammes de produits certes certifiées (car oui ils ont les moyens de se faire certifier) mais qui répondent au minimum aux critères des labels.
    La charte cosmebio demande que seulement 10% du total des ingrédients soient bio, certaines marques vont bien au delà
    il faut bien distinguer le % du total des igrédients et le % du total des ingrédients végétaux (car si 95% du total des ingrédients végétaux sont bio mais que les ingrédients végétaux ne représentent que 5% du produit, je vous laisse faire le calcul…)
    Il faut vraiment s’intéresser, au delà de la certification qui est bien sur une garantie, à la composition du produit.
    Pour répondre à une question posée plus haut, dans le cas des gels douche et des shampoings (qui ont pratiquement la même compostion) l’ingrédient le plus important va être le tensioactif (la base lavante). C’est ce qui va également déterminer en grande partie le prix du produit. Et devinez que contient le gel douche ushuaia ? le sodium lauryl sulfate : ce tensioactif est potentiellement très irritant, donc néfaste pour la peau et bien sur un des moins chers..
    Rita Stiens sur son site l’explique très bien « produits de douche comment déterminer leur qualité ? »

    Donc du bio accessible au plus grand nombre oui, mais je ne supporte pas qu’on prenne les gens pour des imbéciles. Il faut acheter en toute conscience et en toute connaissance. En cosmétique c’est très vaste et très complexe, et on ne s’intéresse pas forcèment à ce domaine, donc je doute que le consommateur soit bien informé et sache faire la différence. De plus en ce moment, j’ai l’impression que c’est un peu la confusion.
    Si Ushuaia veut faire tester ces produits, je propose qu’il les fasse tester par des consommateurs un peu plus avertis, car même si on recherche dans un gel douche une texture agréable, un parfum agréable, « noter » ces produits sur ces seuls critères reste un avis subjectif, il faudrait aller au delà et analyser la composition du produit. Après les réelles motivations de ce lancement ça c’est un autre débat…

  21. neeko le panda dit :

    Plusieurs commentaires s’indignent de ce que L’Oréal se « mette au bio » (en résumé)
    Il me parait cependant « sain » que la gamme Ushuaïa, qui bénéficie d’une image « naturelle » via son nom ainsi qu’un partenarait établi avec l’ONF, propose des produits en accord avec cette image : et celà me parait normal!
    En effet, le consommateur devient de plus en plus exigeant, et se pose des questions sur l’origine, les conditions de production, la toxicité des produits.

    Evidément, je pense souhaitable que toute la gamme Ushuaïa passe en cosmébio, labellisé comme il le faut, et a des prix comparables aux produits classiques : ce serait un véritable défi pour l’entreprise, mais parfaitement en phase avec la demande actuelle des consommateurs!

    (sous-entendu : il ne faudrait pas que ces produits bio soient des produits d’appels pour toute la gamme non-bio!!)

    Je me porte volontaire pour les tester, en famille pour recueillir l’avis de chacun!

  22. belinunda dit :

    *


    En fait, la charte Cosmébio est claire. Pour que le produit cosmétique puisse arborer le label, au minimum 95% de sa composition doit avoir une origine naturelle. Cependant, « certains ingrédients dits naturels ne peuvent être issus de lagriculture biologique, comme :
    – Les ingrédients dorigine naturelle puisquils ont subi une transformation douce (type hydrolyse, condensation, hydrogénation)

    – Les ingrédients naturels qui ne sont pas dorigine végétale ou animale (comme un ingrédient dorigine minérale, marine ou bien comme leau). »*

    Par contre au moins 95% des ingrédients ayant une origine végétale doit être biologique.

    Quant aux produits chimiques,  le référentiel en autorise une quantité faible, ceux qui « sont encore indisponibles sous forme naturelle actuellement (Ces ingrédients doivent répondre aux exigences dune liste positive très restrictive excluant PEG, silicones,dérivés pétrochimiques..)
    – Sans parfums ni colorants de synthèse
    – Exclusion totale des conservateurs de synthèse comme les parabens ou le phénoxyéthanol)
    – Sans pétrochimie (paraffine, silicone, PEG)
    – Sans OGM (organismes génétiquement modifiés)
    – Pas de traitements ionisants ».

    Tout cela, c’est quand même un vrai plus.

    Mais vous avez aussi raison de souligner que certains éléments naturels peuvent être nocifs, ou engendrer des réactions chez certaines personnes sensibles. Prenons l’exemple des huiles essentielles, l’Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé soulignait dans un récent rapport « Les huiles essentielles utilisées depuis des siècles en cosmétique présentent souvent des propriétés biologiques intéressantes. Cependant, certaines dentres elles peuvent révéler une toxicité qui peut être redoutable en raison de leur passage par voie transdermique et de leur impact sur certaines cibles de lorganisme. Les utiliser à bon escient est de règle, et la question de lévaluation du risque lié à leur emploi se pose. Certes, le recul dutilisation est un facteur sécurisant qui doit être pris en compte au même titre que les nombreuses publications scientifiques disponibles, mais celles-ci ne décrivent bien souvent que la toxicologie de lun ou lautre des constituants à létat pur des HE. Peu de travaux toxico-cliniques de valeur ont été effectués avec des HE dont le profil chimique complexe avait été préalablement déterminé avec précision. »**
    Et sur les 26 substances, identifiées comme susceptibles dentraîner des réactions allergiques de contact chez des personnes sensibilisées, Ainsi 16 substances parmi les 26 identifiées peuvent être présentes à létat naturel (par exemple lhuile essentielle de rose contient dans sa composition 6 de ces allergènes : citral, citronellol, eugénol, farnésol, géraniol, linalol).

    A vérifier donc sur l’emballage de chaque cosmétique pour les personnes sensibles.

    source : site Cosmebio
    **Source : site 
    Affsaps

  23. jlacroix dit :

    Les noms sont évocateurs, et font vraiment envie. On pourrait se laisser tenter.
    Mais je me pose une question: quelles sont réellement les substances les moins bonnes dans les cosmétiques? 
    Dans le cas de nos gels douches, est-ce que c’est les extraits de plantes qui les constituent ou tous les autres produits issus de la chimie et qui font réellement le gel douche? (quel pourcentage représente dans un gel douche les végétaux au regard des autres produits). 
    Le référentiel ne semble d’ailleurs pas très clair à ce sujet:  »un minimum de 95% des ingrédients végétaux sont issus de lagriculture biologique »: c’est 95 % des ingrédients végétaux ou 95% du produit sobt des végétaux issus de l’agriculutre bio?
    Il nous manque cet élément d’information.
    Aurait-on la composition de ces produits?

  24. belinunda dit :
    Hello Mike,
    merci beaucoup pour ton commentaire et pour le lien vers ce dossier très fourni.
    Je trouve que c’est positif qu’un groupe comme L’Oréal propose des cosmétiques bio. C’est toujours un plus pour le consommateur de pouvoir accéder à un panel varié de produits.
    Nous allons donc trouver plusieurs marques bio ou écologiques (marque distributeur, Lovea, Ushuaïa, Arbre vert) en supermarché et je trouve c’est très bien pour les personnes qui ne vont faire leurs courses que dans ces magasins.
    J’espère que cela contribuera à la démocratisation des produits écologiques, mais, pour cela, il serait bon que les prix baissent un peu.
    Car, comme le montre le petit tableau, il existe, à ce jour, des cosmétiques bio moins chers que ceux d’Ushuaïa. En même temps, chaque marque à son positionnement…
    J’espère par contre que cela ne va pas cannibaliser les structures qui sont arrivées plus tôt sur ce marché et qui vendent leurs produits dans les magasins bio.
    Il doit y avoir une place pour chacun et les différents produits et systèmes de distribution (magasins bio, supermarchés…) doivent pouvoir cohabiter.
  25. mike le vert dit :

    Vraiment intéressant… cette approche très terrain de la consommation verte vs traditionnelle.

    Les cosmétiques bio sont en plein boom et je pense qu’ils sera utile de nous aider à y voir clair dans la floraision des marques et des produits

    à bientôt
    Mike le Vert

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