Consommer des fruits et légumes locaux au prix juste pour le producteur et le consommateur

Le 12/11/10 par tdomf_57c4a

On s’y est mis.

Un groupe d’agriculteurs a décidé de vendre une fois par semaine ses productions au prix juste, c’est à dire à un prix correspondant à leur travail.

Quelques exemples :

  • un kilo de pommes 0,60 €,
  • des légumes à moins de 1 €
  • des tommes de chèvre à 1€60 (correspondant à la taille de 2 tommes !!)

Objectif:

permettre aux personnes les plus modestes de se nourrir correctement à un cout raisonnable pour leur moyen.. Mais chacun peut venir et les plus fortunés peuvent alimenter les caisses de l’association qui organise ces ventes.

Il s’agit de producteurs respectueux de la nature et qui, sans être obligatoirement en bio, ont une approche très juste de ce que peut être une alimentation saine.

Ce lieu est devenu en quelques semaines un espace convivial ou chacun parle, échange des recettes, et est attentif à aider la personne âgée lourdement chargée….

Bien sur, il y a des producteurs qui préfèrent traiter leurs collègues de fantaisistes et de farfelus mais qui constatent en même temps la justesse de cette action …

Ça parait anodin mais même les chambres d’Agriculture regarde ce phénomène se développer. Oui on peut manger bien avec des fruits et des légumes de saison achetés sur place. Oui il vaut mieux consommer une pomme produite localement qu’en un pays lointain.

Et chez vous…Est ce qu’il y a des initiatives semblables?

DEBE 05

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  1. lololecolo dit :

    Eh bien,
    c’est un regroupement de personnes désireuses de consommer autrement. Cela les amène à mettre en place charte, règlement ou tout autre règles permettant de définir les attentes et le demandes de chacun. Cela se contractualise le plus souvent sous forme de contrat.
    Il y souvent aussi un "catalogue" des produits qui tourne entre les intéressés.
    Un autre intérêt est la définition d’objectifs, entre vous, entre vous et le producteur, pour le producteur,  par rapoort aux déplacements etc…
    Un autre intérêt qui est économique peut permettre de trouver par le biais du cicrcuit court des produits à moindre coût.
    Pour les organisateurs, des bénévoles souvent, il faut rendre simple, donc transparent et la cotntractulaisation avec une charte et le meilleur moyen de garder l’envie de faire ce genre d’action.
    Voilà un lien qui en parle bien :
    « www.gasap.be/?-Actualites-Nouvelles-« 

  2. cyrille dit :

    Bonjour Lolo,

    votre initiative semble vraiment intéressante. Pourriez-vous m’en dire plus sur les Groupement d’achat solidaire ?

    Qu’est-ce que c’est précisément ? Comment cela fonctionne ? Quels produits proposez-vous ?

  3. lololecolo dit :

    Bravo !!!
    pour cette initiative.
    Des réseaux existent et permettent à nos paysans locaux à dimension humaine de pouvoir retrouver leur dignité. Ils sont ceux et celles qui nous font notre casse croute quotidien et c’est le métier où il y a le plus haut taux de suicide, le métier où on fait 35h00 en 2 jours, le métier où il n’y a pas de congés. Je pourrais continuer cette liste tant elle peut être longue .
    BRAVO
    Pour notre part nous vivons le circuit court à travers :
    6 AMAP et 2 GAS ( = groupement d’achats solidaires).
    Je vous invite à faire quand même attention avec la répression des fraudes qui ne manqueront pas de venir vous voir. Soyez surtout au clair quand à votre manière de "payer"…
    Notre site où vous pourrez trouver idées, infos et plus… : « www.panierssolidaires.fr »
    D’autres moyens : les jardins de Cocagne, les GASPAL de Belgique, CSA aux USA.
    Lololecolo
     

  4. cerise dit :

    très fort, la récupération du principe des amaps par la grande distribution. ils ont dû étudier de près le principe et comme toujours, après "avoir laissé faire les autres" à petite échelle et vu que ça attirait le public ( donc = niche potentielle ) ils vont peu à peu le récupérer à leur avantage, comme ils ont fait pour le bio, les matériaux sains, les cosmétiques naturels etc. Tout ça pour éviter aux concommateurs de s’éloigner des circuits de la grande distribution. C’est vrai que comme dit leguich, quelque part, la GD  y est contrainte, c’est une question de survie pour elle, il faut q’elle s’accapare tout.

  5. leguich dit :

    Tu n’as pas tort : la grosse différence est que ça se passe en grande surface et que c’est assez révolutionnaire ! C’est une sorte de grosse AMAP en GMS rétribuant les producteurs à 30% au-dessus du prix du marché. Le groupement intermédiaire de producteurs ("Le Petit Producteur") ne prend que 7 à 15% clairement annoncés pour assurer ce marketing collectif et sa mise en place. Ethique. Certes, ça "donne bonne conscience" aux GMS mais si c’est pour servir la cause de nos peits paysans on s’en fout !
    Bel exemple de percée dans un "Dallas" impitoyable !
    Leguich

  6. Jumbo dit :

    Bonjour
    J’ai sans doute mal lu, mais j’ai du mal à comprendre en quoi cette intiative (que je trouve super par ailleurs :)) se distingue des Amap classiques ?
    Pour ma part, j’achète à un producteur du sud de Lille des légumes qu’il vient vendre une fois par semaine "en ville", directement à ses clients qui ont souscrit un abonnement annuel à un panier de la production de saison….Il ne fait pas partie d’un collectif d’agriculteurs, mais la démarche est la même non ?
    bonne journée

  7. cyrille dit :

    Cela reste quand même difficile de s’approvisionner en nourriture de base locale.

    De mon coté, j’arrive à trouver des légumes grâce à un dispositif similaire aux Amap.

    S’il est devenu facile de s’approvisionner en fruits et légumes locaux, c’est quand même plus compliqué pour la viande, en tous cas pour ceux qui en mangent. De notre coté, nous avons passé une commande en gros auprès de deux producteurs bio mais elle a du faire quelques centaines de kilomètres pour venir jusqu’à nous et nous devons la congeler… Je trouve cela assez fou qu’il ne soit pas possible de s’approvisionner en viande locale de la région alors que nous habitons un département relativement rural (Haute-Savoie).

    Par contre, nous pouvons manger régulièrement du poisson local (issu du Lac Léman) que nous achetons directement au pêcheur. 🙂

  8. leguich dit :

    Je n’aime pas beaucoup ces grands centre de la surconsommation que sont les GMS. 
    Mais je dois concéder que, depuis quelques mois, des petits producteurs organisés et convaincants ont réussi à les rendre presque intelligentes : ils ont réussi à créer une ligne de produits (bio ou pas) de qualité et de proximité, rémunérant équitablement le producteur, traçable (il y a leur nom leur photo et leur adresse sur les emballages), avec des surfaces attribuées appréciables en magasin, avec le message de l’équité qui passe bien.
    Entre nous : c’est ça où les GMS vont disparaître. Parce qu’au bout du compte, qui assure leur survie si ce n’est le consommateur ? Le consommateur qui en a marre de se faire empoisonner, prendre pour des billes (et de s’endetter dans ces temples de la surconsommation).
    Comme quoi Carrefour, superU, Leclerc et consort peuvent parfois faire place à un rayon d’intelligence…
    Leguich

  9. Thib dit :

    Certes, c’était surtout pour le côté "local" de la chose.
    Je commande depuis plus de deux mois sur ce site, et j’en suis ravi !
    En ce qui concerne les intermédiaires, il faut savoir que le fondateur est lui même producteur, donc au mieux c’est de la vente directe, au pire comptoir fermier est l’unique intermédiaire. Mais ils offrent un vrai service au gens qui souhaitent bien manger mais qui n’ont pas la possibilité ou le temps de se rendre sur les lieux de production.
    Côté prix, c’est à peine moins cher qu’au supermarché mais les produits sont d’une qualité irréprochable, ils sont locaux, et en plus livrés à domicile ou sur le lieu de travail.
    Thib

  10. cyrille dit :

    Il semble que l’initiative citée dans l’article soit quand même différente de comptoirs fermiers.

    A priori, pour l’iniative citée dans l’article, il n’y a pas d’intérmédiare et les prix proposés semblent particulièrement attractifs.

  11. Thib dit :

    Bonjour,
    Je connais une initiative similaire pour l’Oise, la Somme et la région parisienne : « www.comptoirs-fermiers.fr »
    Bonne découverte !

  12. cyrille dit :

    Bonjour,

    Cela semble vraiment super.

    Pourriez-vous me préciser où cette action se déroule ?

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