La concurrence : une nouvelle énergie ?

Le 28/03/11 par Gabibi

Après des années de réprimandes de la Commission Européen, la France a enfin décidé d’ouvrir son marché de l’électricité à la concurrence. La nouvelle organisation du marché français de l’électricité devrait être mise en place le 1er juillet prochain et vise à dynamiser la concurrence dans l’énergie.


Le débat fait actuellement rage concernant les prix de vente de cette énergie nucléaire. EDF préconise un prix de 42 euros le mégawatt-heure (MWh), afin de contribuer au financement des investissements de maintenance et de renouvellement du parc nucléaire (35 milliards d’euros sur vingt ans). Au vu des récents évènements à Fukushima, un consensus semble émerger en faveur d’un prix élevé garantissant une rigueur totale dans les contrôles de sécurité. Si les opérateurs alternatifs rejoignent EDF sur ce point, c’est qu’ils savent parfaitement dans quel domaine ils pourront concurrencer l’opérateur historique.

En effet, cette ouverture à la concurrence devrait permettre l’émergence de nouvelles offres tarifaires, de nouveaux services et d’innovations. Suivant l’exemple de la téléphonie mobile, les futurs concurrents d’EDF fourbissent leurs armes afin d’imaginer de nouvelles options et créations pouvant profiter aussi bien aux consommateurs qu’à leur part de marché. Le véritable point faible de l’opérateur historique se situe dans son incapacité à innover et proposer à ses clients des offres adaptées à leur consommation. Les fournisseurs d’électricité alternatifs, comme GDF Suez, Direct Energie et Poweo, devront bientôt tenir avec EDF le rôle qu’a tenu Bouygues Telecom avec France Telecom. On a tendance à l’oublier, mais le forfait téléphonique n’existait pas avant l’ouverture du marché de la téléphonie à la concurrence.

Le marché français de l’électricité devrait donc fortement évoluer dans les prochaines années. Après 40 années de monopole, EDF a su développer un réseau électrique très efficace, mais seule l’ouverture à la concurrence pourra permettre l’émergence d’offres innovantes et créatives. In fine, c’est le consommateur qui sera gagnant quand qu’il aura le choix entre différents opérateurs et différentes options adaptées à ses besoins.

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  1. guillory dit :

    le consomateur ne sera jamais gagnant.tout le réseau edf à été édifié avec les impots des français.donc cette éléctricité qu’elle soit hydrolique ou nucléaire appartient aux français donc aux consomateurs.et pourtant c’est à eux qu’elle est revendu avec des milliards de bénéfices dont ils ne bénéficiront jamais. par contre ils auront toujours la chance de payer de plus en plus chère ce qui leur appartient. l'(état qui à privatisé cette énergie a mis contraint et forcé par l’europe une fausse concurence en ouvrant un marché dans lequel les oppérateurs se servent de votre argent pour fournir une éléctricité qu’elle vous revent.

  2. cyrille dit :

    On est quand même dans un contexte différent des télecoms. Au niveau de l’énergie, on sait que son prix va augmenter car l’énergie que l’on consomme actuellement n’est pas renouvelable, présente en quantité limitée, que nous en consommons de plus en plus et qu’à ce jour nous n’avons préparé la transition énergetique (maîtrise de la consommation d’énergie et développement des énergies renouvelables).

    Au niveau prix, le consommateur ne sera pas gagnant mais selon moi, cela n’est ni lié à la libéralisation, ni lié à la privatisation. Par contre au niveau de l’offre, le consommateur peut effectivement être gagnant. Ainsi, nous pouvons d’ores et déjà faire le choix de nous approvisionner en énergie 100% renouvelable en choississant un fournisseur comme Enercoop.

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