Particules fines émises par le trafic routier (véhicules diesel), quel impact sur la santé ?

Le 08/03/11 par cyrill.e

Mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom vient de rendre public les résultats de 3 années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe. Les résultats ne sont pas brillants.

Habiter au bord d’une route : quel impact sur la santé ?

Selon l’étude, les particules fines émises principalement par les véhicules diesel se retrouvent dans des concentrations élevées à proximité des routes et des rues qui drainent un trafic important et il semblerait de plus en plus évident que vivre près de tels axes de circulation a des effets sérieux sur la santé.

Ainsi, sur les 10 villes étudiées, 50% de la population habitent dans un périmètre de 150 mètres autour d’une route qui a un trafic supérieur à 10 000 véhicules par jour. Conséquence pour les personnes qui vivent dans ces zones, la pollution engendrée par la circulation pourrait être responsable de 15 à 30% :

  • des nouveaux cas d’asthme chez les enfants
  • de certaines maladies chroniques respiratoires
  • des maladies coronariennes chez les adultes de plus de 65 ans.

Le non respect des normes prônées par l’Organisation mondiale de la santé engendre chaque année dans les 25 villes d’europe qui totalisent 39 millions habitants :

  • 19 000 morts
  • et un coût pour la santé de 31.5 milliards d’euros !

L’impact des particules fines sur l’espérance de vie

Les habitants des grandes villes voient-ils leur vie raccourcie du fait de la pollution atmosphérique et des particules fines ?

Gain d'espérance de vie si les valeurs préconisées par l'OMS étaient respectées

La réponse est clairement OUI.
Le non respect des valeurs préconisées par l’OMS diminue l’espérance de vie des Marseillais de 7,5 mois et celle des habitants de Lille, Lyon, Strasbourg de près de 6 mois !

A lire sur les particules :

Poster un commentaire
  1. jitimiko dit :

    joulis

  2. cyrille dit :

    De mon coté, c’est un peu pareil, quand j’habitais à Aix en Provence il y avait des axes de circulations importants pas très loin de chez moi et de l’endroit où je travaillais et les murs des locaux que j’occupais finissaient par devenir complètement noir….

    Je me disais que si les murs prenaient un telle couleur, mes poumons devaient également bien souffrir…

  3. Anissina dit :

    Oups ça fait froid dans le dos, mais ça ne m’étonne pas du tout, je m’en suis vite rendu compte. J’ai quitté ma ville natale il y a 11 ans et c’est au bout de 2 ou 3 ans de vie à la campagne dans le 87 que, me faisant une raison, j’ai fini par réaliser la chance que j’avais de vivre loin de la pollution.
    Et fait frappant : chaque fois que je vais en ville avec les enfants, ces derniers se plaignent de moins bien respirer et ils me disent même carrément que la ville ça pue !
    De même chaque fois que je redescends sur Toulouse en arrivant par l’Autoroute de Montauban, c’est effrayant le nuage de pollution que l’on peut appercevoir quand on surplombe la ville.

  4. Jumbo dit :

    Les scientifiques ont calculé l’espérance de vie perdue à cause de cette pollution atmosphérique  : de 4 à 8 mois de vie en moins et 3000 vies par an en France.
    C’est intéressant de se demander quelle est la place des villes françaises sur ce point de la pollution. L’étude montre qu’elles sont  au milieu de la fourchette, un peu moins exposées que les villes espagnoles, 
     «Les 9 villes françaises analysées pourraient gagner "4 à 8 mois" d’espérance de vie, soit "environ 3.000 décès annuels". Marseille aurait le plus à gagner, devant Lille, Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen, puis Le Havre et Toulouse».(AFP)
     Avec une moyenne annuelle de 18,5 µg de particules fines par m³ d’air, Marseille est largement "devant" Lille et Strasbourg (16,6 µg/m³), Lyon (16,5), Paris (16,4), Bordeaux (15,7) et Toulouse (14,2). 
     

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Je m'abonne au flux RSS des commentaires de cet article.