Consommation minimaliste : bilan d'étape

Le 12/04/10 par cyrill.e

Comme promis dans un article précédent, j’ai lancé pour ce mois d’avril une expérience de consommation minimaliste. Il s’agit pour moi de réduire au maximum ma consommation, afin d’être plus « durable ».

Pour mener à bien cette expérience, je me concentre sur 5 domaines:

1. Repas
2. Transports
3. Loisirs/divertissements
4. Hygiène
5. Social

Après une première semaine complète d’expérience, les enseignements sont déjà intéressants :

  • Pour les repas, je n’ai pas encore eu à faire face au gros problème – les repas de midi au travail – dans la mesure où j’ai été en vacances du 1er au 12 avril ! Par contre, j’ai déjà abandonné les repas surgelés prêts à l’avance : je fais tout moi-même.
  • Le domaine des transports représente un très gros challenge. Je ne possède pas de voiture, mais j’ai un scooter. Je dois donc m’efforcer d’en réduire l’usage au maximum. J’ai donc parcouru 34km entre le 1er et le 11 avril avec celui-ci. Ce que je considère comme une assez bonne « performance » sachant que j’habite à la campagne. Le reste des mes voyages s’est fait en transports publics ou plus sportivement.
  • Pour les loisirs, je m’efforce d’en trouver qui n’impliquent pas de consommation d’énergie. Sport, lecture et jeux de sociétés sont donc au premier plan ! Petits écarts tout de même, j’ai regardé 2 films en DVD, et environ 1h45 de télévision ce samedi.
  • L’hygiène est un domaine très complexe. En effet, si je n’ai pas trop de problème à utiliser le strict minimum en matière de produits « cosmétiques » – je me rase une fois par semaine, et à l’eau froide et sans mousse ni après-rasage, par exemple – je suis confronté à un vrai dilemme : dans la mesure où j’ai opté pour le sport comme moyen de transport et de divertissement, je ne puis faire l’économie de douches quasi-quotidiennes. Je prends des douches les plus courtes et les moins chaudes possibles, mais cela reste un vrai problème pour moi.
  • Enfin, l’aspect social est très important et…très difficile à gérer ! L’expérience serait facile à réaliser si je choisissais de vivre en ermite pendant un mois. Or ce n’est de loin pas le cas. La question est donc de savoir comment faire comprendre à mes amis et à ma famille ce que je veux faire, sans qu’ils doivent faire des sacrifices. Il s’agit pour moi de trouver des solutions me permettant de mener mon expérience à bien sans que cela ait un impact négatif sur mes proches. J’ai déjà quelques pistes – comme faire à manger pour mes amis plutôt que d’aller au restaurant – mais cela reste peu évident. Ce sera en tous cas très intéressant d’en faire le bilan à la fin du mois !

Voila, vous savez tout ou presque de l’avancement du projet. Tout comme ce fut déjà le cas pour le premier article, je profiterai très volontiers de vos suggestions!

julien_normalUn article de Julien de Simplifier pour durer.

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  1. cyrille dit :

    Merci pour ces précisions. 🙂

    A ce jour, j’utilise une simple crème à raser avec un blaireau car le coût est vraiment modique et je me dis que cela évite la fabrication d’un aérosol.

    Mais en même temps, l’aérosol est recyclable ce qui n’est pas le cas de mon tube de crème à raser.

    Il faudrait que je regarde de plus près la solution du savon à raser.

  2. Anissina dit :

    Bonjour,
    Je me suis légèrement trompée je voulais dire foamer mais c’est un peu le même système.
    Les flacon airless sont des flacons avec un système sans air ni gaz propulseur.

    Ils sont aussi  de plus en plus utilisés pour les produits vendus dans le commerce.
    Très pratiques pour la fabrication de produits maison, crèmes, dentifrices… ils permettent au produit de se conserver plus longtemps car il est à l’abri de l’air.
    Dans le cas de la mousse à raser, le foamer c’est un flacon mousseur comme ça :

    La mousse est bien évidemment moins consistante que pour les mousses dites classique aux flacons à air comprimé…
    Je l’utilise aussi pour faire de la mousse de douche ou nettoyante pour le visage…
     

  3. cyrille dit :

    Bonjour Anissina,

    qu’est-ce qu’un flacon airless ?

  4. Anissina dit :

    J’ai fait une mousse de rasage et une lotion après rasage à base de pierre d’alun à mon homme pendant un temps. Il faudrait que je retrouve les recettes. Puis il aussi utilisé le savon à raser avec le blaireau et c’est pas désagréable. Depuis le début de l’année il ne se rase plus qu’une fois par semaine 😉 donc ça dure, ça dure… Il utilise des produits bio dont une mousse qui est dans un flacon airless…

  5. jumbo dit :

    Cyrille, Julien,
    A titre personnel, je me rase, évidemment, avec la "mousse" de rasage écologique : ce n’est pas vraiment une mousse, car c’est plutôt un liquide un peu … visqueux qu’il faut secouer avant utilisation si on veut le faire "mousser" un peu.

     
    Vu son efficacité (ça glisse !!), pas besoin d’en mettre beaucoup. Au contraire, j’utilise le même flacon depuis 6 mois et je me rase quasi tous les jours. (avec le rasoir bic ecolutions, le rasoir vert, biodégradable)
    Regardez  l’onglet "Témoignage" dans la fiche produit.
    Sinon, j’ai essayé la pierre d’alun comme coup feu du rasoir… mais là, pas trop de succès car ça pique et l’effet a beau être réel, quand je me coupe, je saigne trop….
    Pour ma part, et je pense que c’est le cas de beaucoup de Français, le domaine où j’essaie de consommer léger, c’est le jardinage écologique : entre le compost, les graines bio, les engrais naturels, etc…. c’est un domaine où on peut faire de vrais progrès tout en se faisant plaisir.

  6. Julien dit :

    LGV: Merci pour tes encouragements! J’espère qu’en effet cette expérience sera utile. Elle l’est en tous cas pour moi, reste à voir si ça va toucher d’autres personnes.
     
    Cyrille: Déformation professionnelle, à n’en pas douter! Même si j’avoue qu’il faut toujours prendre ce type d’indicateurs avec des pincettes!

  7. cyrille dit :

    Hello Julien

    merci pour tes précisions. Cela ne m’étonne pas que tu es mis en place quelques indicateurs de suivi… Est-ce l’influence de ton activité professionnelle 😉

    En tous, j’attends les résultats avec beaucoup d’intérêt.

  8. LGV dit :

    Bravo et bon courage pour cette expérience qui est très utile pour voir le travail à acomplir…

  9. Julien dit :

    Le rasage sans mousse n’est pas spécialement irritant, mais ça peut l’être c’est vrai. On peut utiliser un peu de savon. Voire le faire complètement à l’ancienne avec un blaireau! On peut aussi se passer de la pierre d’Alun en guise d’après rasage.
    En effet, il ne s’agit pas de perdre du confort. C’est certes mon cas par moment, mais c’est parce que l’expérience est extrême ce mois-ci. Selon moi, le minimalisme s’entend comme "less is more", le moins doit donc être accompagné du mieux. Et j’avoue que c’est un équilibre qui est peu aisé à atteindre.
    En ce qui concerne les indicateurs, je mets en place un système me permettant de mesurer mes différentes consommations (lessives, heures devant la TV, km parcourus en transports publics, à pied, etc.), mais ça reste très expérimental et peu professionnel. Je n’ai pas accès à tous les relevés de consommation d’eau, d’électricité, etc.
    Je pense que je serai en mesure de proposer une liste concrète d’indicateurs à-posteriori, c’est-à-dire une fois l’expérience terminée. Je pourrai alors dire "Voici ce qui est mesurable, et voici comment le mesurer.". Pour l’instant – quand bien même j’ai pu prévoir passablement de choses à l’avance – je me dois de trouver des solutions jour après jour.
    De là à en déduire qu’il me faudrait un 2e mois pour être bien en place, il n’y a qu’un pas. Pas que je ne m’aventurerai pas à franchir pour l’instant!

  10. cyrille dit :

    Bonjour Julien,

    merci à toi de prendre le temps de partager ta démarche sur consommerdurable.

    C’est vraiment sympa 🙂

    Je ne connais pas la technique du rasage sans mousse. Est-ce que cela n’est pas irritant ?

    Sinon, ta démarche engendre plusieurs intérrogations. La première, le terme minimaliste me gêne un peu car il n’est pas accompagné d’une notion qualitative. Est-ce que le but est de consommer moins ou de consommer mieux ? Il me semble que la prise en compte de l’environnement et du social dans nos actes quotidiens ne doit pas s’accompagner d’une perte de confort, bien au contraire mais elle doit nous permettre d’accéder à plus de bien être.

    En fait, l’exemple de la douche est assez frappant. Si je suis d’accord sur le fait qu’il est important de ne pas gaspiller l’eau et l’énergie, il exite des systèmes qui permettent de réduire considérablement l’impact environnemental de cet acte quotidien sans engendrer de perte de confort. Pour chauffer l’eau, il est possible d’installer un chauffe-eau solaire et pour économiser l’eau, on peut utiliser des économiseurs d’eau voire peut être une douche en "circuit fermé" (je ne connais pas suffisament ce système pour le préconiser).

    Ce que l’on peut regretter c’est que ces équipements ne soient pas généralisés et que l’on propose ou commercialise toujours des produits écologiquement peu performants.

    Concernant l’aspect social, tout comme toi, il me semble que cette notion est particulièrement importante et il me semble aussi qu’un mode de vie minimaliste, c’est pas moins de sorties mais plus de sorties pour plus d’échange et de partage !

    Mais peut être qu’il faut essayer de réorienter les sorties. En caricaturant, il faut essayer de faire du vélo au lieu de faire de la motocross; essayer de favoriser les lieux d’échanges et de partage (spectacle vivant…); au restaurant, essayer parfois de commander des denrées locales ou végétarriennes ou des espèces qui ne sont pas en voie de disparition; si nos loisirs engendrent des déplacements, les réaliser en covoiturage ou en train ou en vélo; si on loue ou achète un DVD, essayer de voir s’il est préférable de prendre un film sous forme de streaming en ligne ou s’il faut privilegier un film gravé sur un support physique…

    Si ces éléments sont simples à ecrire, ils sont parfois plus difficiles à mettre en apllication.

    Autre interrogation, dans l’entreprise, on parle souvent d’indicateurs du développement durable. Ces indicateurs permettent de suivre l’évolution d’une démache de développement durable.

    As-tu pu mettre ce type d’indicateurs en place dans le cadre de ton expérience (quantité de déchets produits, nombre de fois où tu as vidé ta poubelle, nombre de produits bio ou équitables achetés…) ?

  11. Julien dit :

    Merci Cyrille de m’offrir cette "tribune"!

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