Défi du mois : tout acheter en vrac, Partie 3

Le 20/09/12 par Vincent.F

Afin de donner suite à cette série, je propose un compte rendu comparatif entre le rayon vrac d’auchan, le sefl-discount, et une épicerie Biocoop. J’aimerai également pour ces deux dernières semaines, reprendre l’idée de Flo qui suggérait de référencer la plupart des lieux propices aux achats en vrac.

Cependant il convient de baliser le référencement : le but étant de réduire au maximum les emballages, mais tout en consommant le plus local possible. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre, pour une question évidente de conception durable de la consommation. De même, lorsque l’on habite en ville, devoir prendre la voiture pour se rendre au rayon « vrac » d’un super marché périphérique gâche un peu le potentiel de l’opération. Réduire ses emballages, oui, mais sans augmenter les déplacements polluants du consommateur ou de l’acheminement du produit.

Un délicieux petit déjeuner donc chaque ingrédient est issu d’un commerce minimisant les emballages. Muesli de biocoop (un peu moins cher que les marques de la grande distribution : 500g pour 2,82 euros. Café acheté en vrac à Auchan 6,78euros le kilo.

Quand Auchan tente de se mettre à la vente en vrac 

… c’est compliqué. Comme je le relatais précédemment, le rayon est quasi vide, pas réapprovisionné. Il est néanmoins possible de trouver quantité de bonbons côtoyant les seuls vrais bon plans que sont les pâtes alimentaires (75 cts le kilo), le riz (94 cts le kilo), les céréales (muesli choco 2,70 € le kilo) et le café (6,78 euros le kilo).

Le riz, comme le café, constitue en rapport qualité/prix, le vrai bon plan du rayon vrac d’Auchan. 1,63 euros pour 1,7 kg de riz. Un bémol cependant, aucune information sur la provenance et le mode de culture…

L’emballage se fait dans un sac en plastique, conformément à la position d’Auchan au sujet des conditionnements (voir liens en bas de page). Quant à l’origine du produit, ou le mode de production utilisé, rien de tel n’est renseigné… un mauvais point.

Pour ce qui est de la qualité, ça reste du discount et pour dire simplement les choses, j’ai déjà goûté de meilleurs produits. Mais c’est très correct. Le café notamment fut la très bonne surprise du lot.

Les biocoop le regarde de haut 

Au rayon vrac de la biocoop Label vie à Lille

Dans les biocoop, c’est très différent… L’achalandage est agréable, tous les contenants sont approvisionnés, et le choix est bien plus large. Trois sortes de riz, idem pour les pâtes, lentilles, céréales et autres biscuits à l’unité (de délicieux biscuits vendus sans emballage, à l’unité, mais très chers… 1euros le biscuit).

Très différents en termes de qualité et de prix. On ne peut pas nier que les aliments sont de bien meilleure qualité, en goût et en tenue à la cuisson notamment. On ne peut non plus se voiler la face lorsque sort le ticket de caisse : l’addition est beaucoup plus salée !

Bilan Biocoop : TROP CHER !

Exemples :

  • Pâtes au blé complet 8,15 euros le kilo.
  • Riz basmati complet : 3,95 le kilo…

    Une indéniable qualité qui se paye très cher dans les biocoop…

Tous les produits sont bien sur issus de l’agriculture biologique, certifiés du label ECOCERT, et sont conditionnés dans des sacs en carton réutilisables.

Alors bravo aux Biocoop, c’est très bon, très beau, mais très cher et pas forcément local (pour le riz et les pâtes, absolument pas).

Pour ce qui est des emballages à proprement parler, les sacs en carton réutilisables des biocoop ont l’avantage sur les sachets plastiques d’Auchan. Attention cependant, ceci n’est vrai que si l’emballage en carton est effectivement réutilisé, car à produire, le plastique est moins énergivore que le carton…

Le tout n’est pas de réduire ses emballages : consommer local

Cela dit, ne tirons pas de conclusions trop hâtives. Le but de l’opération n’est pas uniquement de réduire ses déchets. Où plutôt, on ne peut pas se contenter de vouloir simplement réduire ses emballages. Il faut voir le problème de la surconsommation plus… globalement pour ainsi dire.

La meilleure façon de consommer durable (appellation résumant l’ensemble des défis : emballages réduits, consommation locale, alimentation la plus éloignée des pratiques de productions industrielles), consiste à essayer de manger le plus localement possible.

Aucune expérience ne fut plus probante pour respecter les défis de la consommation durable que le marché. Des producteurs locaux (à découvrir parmi la foule de maraichers et autres vendeurs de babioles (ce n’est pas un marché bio par définition, mais on y trouve toute sorte de productions), des produits frais, de saison, cultivés localement… Le contact avec les maraîchers permettant de connaitre le mode de cultivation du produit, une relation de confiance peut s’installer. Quant aux prix, ce n’est pas du discount mais ce n’est vraiment pas cher. Et pour les emballages, il est tout à fait gérable de s’organiser un minimum en venant avec un cabas et quelques sacs plastiques issus de sa réserve personnelle.

Au marché, la meilleure adresse pour les fruits et égumes locaux, pas chers et très bons. Pour la viande également, locale, délicieuse et plus chère (3,70 pour 265g ici) mais il est maintenant question de réduire la part de viande de l’alimentation hebdomadaire…

Adieu pâtes, riz, café ?

Les productions locales de ces produits, notamment le riz et le café, sont introuvables en France.

Faut-il pour autant y renoncer ? Personnellement je me sens trop faible pour couper les ponts  transatlantiques avec les producteurs de café.

Non, ce qu’il faut, c’est savoir doser… Ok pour le café et le riz importés, mais les légumes, les fruits et la viande, ne proviendront que de productions locales (voir liens en bas de page). Cela semble être un deal raisonnable, et pas trop contraignant, pour peu que l’on dispose d’un marché aussi intéressant que celui que j’ai la chance d’arpenter si je le souhaite, trois fois par semaine…

Voici maintenant venu le moment de référencer ces endroits, en leur administrant un jugement qualitatif et financier.

Où acheter des noix, des épices et de l’épicierie bio de qualité ?

spiruline algueVous pouvez bien sûr en trouver en Biocoop, mais c’est très cher. Sinon je vous recommande les produits bio de Il était une noix, qui propose des noix, des épices, des céréales en vrac et qui sont bio. Le service et les prix sont impeccables. Les colis sont en cartons recyclés (souvent réutilisés mais je trouve ça bien) et les emballages sont des sachets en vrac qui sont ingraissés si les produits sont gras ou fragiles.

Bilan : si vous ne voulez pas vous déplacer, c’est le TOP !

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La suite page 2 : carte des bonnes adresses vendant en vrac

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  1. Sandie dit :

    Il est maintenant possible d’acheter en vrac sur Internet : http://www.iletaitunenoix.com. Il s’agit d’une épicerie sur-mesure en ligne de produits Bio et gourmands. Chaque produit est proposé en plusieurs tailles ce qui permet d’acheter au plus près de sa consommation et d’éviter le gaspillage alimentaire. En plus d’être écologique le concept est économique puisque les prix sont dégressifs en fonction des quantités.
    Les produits sont de très bonnes qualité, Bio pour la plupart et tres diversifiés : beaucoup plus de chois que chez Biocoop (sans parler du discount qui est de qualité très médiocre).

  2. Vincent.F dit :

     @aliam

    Oui, il est possible de se procurer du riz de Camargue bien sur ! 

    @Flo : merci, ça à l’air très complet en effet… 

  3. Flo dit :

    Je vais essayer de faire un billet sur mon blog que je vous enverrai par mail pour vous donner la liste de ce que je connais à Toulouse.
    Là, pour commencer, il existe un petit supermarché (taille biocoop) qui accueille les producteurs à 250km autour de Toulouse. Cela s’appelle Ferme Attitude, 23 Rue d’Astorg, tout près de la cathédrale St Etienne.

    Alors c’est un peu plus cher, évidemment, mais les produits sont vraiment de très bonne qualité, et surtout il y a tout ! Fruits, légumes, viandes, poissons (le plus cher, que je n’ai vraiment pas acheter), riz, pates, bonbons, glaces, conserves en tout genre, et même quelques produits cosmétiques (au pastel).

  4. aliam dit :

    Si l’on ne peut pas trouver du riz "local" à Lille, il y a sûrement tou de même du riz "français" à savoir du riz de Camargue!!
    mais il n’est pas en vrac et  aussi plus cher que celui qui a parcouru des milliers de km!

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